Dassetto Felice

Sociologue - Anthropologue, Professeur émérite UCL, Membre de l'Academie Royale de Belgique

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Hilgers  Mathieu et Felice. Dassetto, "Appréhender les transformations d'une discipline à travers la trajectoire d'une revue", in Recheche sociologiques et anthropologiques, 2012/ Hors série: 19-37 (peut être consultée dans Revue.org) 

Une analyse de l'évolution de la revue Recherches sociologiques et anthropologiques,  conduite en parallèle avec une réflexion du devenir de la sociologie depuis 50 ans

Dassetto F., « Genèse d’une sociologie », in Migrations magazine, été 2012: 10-13

Bref article qui explore la genèse de concepts forgés dans la sociologie USA des années 1910-1930. Ils s'agit des concepts: "intégration", "assimilation", "acculturation",etc. On se limite souvent à un débat de sémantique: au-delà des mots il s'agit d'explorer ce que cela signifie.

Dassetto F., « Sociologie et société. Vers un nouveau rapport ? », in Recherches sociologiques, 2006/1 : 3-18

Cet article essaie de faire un bilan à propos de la fonction sociale de la sociologie. Refusant la sociologie militante tout autant qu'une sociologie analytique froide, le texte tente de trouver la voie d'une nouvelle sociologie critique.

Dassetto Felice, "Islams locaux et globalisation islamique: éléments pour un questionnement théorique", in Recherches sociologiques et anthropologiques, 2006/2. N. Spécial dirigé par F. Dassetto sur « Islam entre local et global »

(texte complet: http://rsa.revues.org/559)

En introduisant une livraison de la revue Recherches sociologiques et anthropologiques issu de travaux de recherche du Cismoc, ce texte esquisse une théorie sociologique des rapports entre local et global. Le point de départ est l'éclatement du concept de globalisation selon diverses dimensions.

 Dassetto Felice, "Impostures et postures. A propos de l'affaire Sokal", in La Revue Nouvelle, février 1998

Ce qu’on a appelé l’ « affaire Sokal » est un coup monté par un physicien new-yorkais, Alan Sokal  en réaction aux excès de la pensée postmoderne, cette pensée qui a monté en flèche dans les années 1980, en particulier dans els camus nord-américains et qui prétend développer un discours deconstructeur vise à dé-hiérarchiser la pensée et les valeurs. Il n’y a pas de hiérarchie de valeurs, tout est équivalent. Il n’y a pas de hiérarchie de pensée : la science est un discours comme un autre. Le tout étant expression des vécus et des subjectivités.

Sokal a voulu montrer l’absurdité de cette position. Il a inventé de toute pièce un article écrit dans une rhétorique pseudo scientifique  qui raconte des fanfaronnades et il l’a envoyé à la revue Social text. Cette revue l’a publié en avril 1996  et ensuite Alan Sokal a dévoilé son jeu, montrant ainsi du doigt la revue Social Text et, à travers elle, la vanité du discours postmoderne. Alan Sokal et son ami de l’UCL Jean Bricmont on publié en français un ouvrage Impostures intellectuelles, Paris, Odile Jacob, 1998, qui stigmatise le postmodernisme, dont - à tort selon moi- le sociologue Bruno Latour.

Cet article reprend des éléments de cette polémique à la suite de Impostures intellectuelles, mais émet également des réserves à propos de la vision de la science de ces deux auteurs. Si la réaction au postmodernisme est salutaire, il importe de ne pas glisser dans un scientisme où le modèle du raisonnement scientifique venant des sciences de la nature est le seul pertinent. Ce qui me semble le propos des deux auteurs ou tout au moins d’un d’entre eux. C’est le vieux débat des sciences humaines. Il reste toujours actuel : jusqu’à preuve du contraire l’être humain peut difficilement être considéré un objet de science à la manière d’un corps physique car dans son agir, il est lui-même producteur de sens.