Dassetto Felice

Sociologue - Anthropologue, Professeur émérite UCL, Membre de l'Academie Royale de Belgique

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L’islam et le monde musulman après le Printemps arabe et après les radicalismes islamiques qui en ont suivi : ébauche d’une vue d’ensemble

 

Felice Dassetto

30 janvier 2018

 

Veuillez excuser l’écriture rapide de ce texte qui aurait besoin de révision et de relecture.

 

L’avenir dira si les évènements survenus dans le monde arabo-musulman entre 2011 et 2017 (et qui ne sont pas achevés) constituent un tournant par rapport aux années et décennies précédentes ou un point d’orgue ou s’ils sont l’occasion d’une reformulation fondamentale des dynamiques de l’islam. Toujours est-il que pas mal de choses semblent se réajuster, d’autres se repositionner au sein des sociétés musulmanes et –peut-être- à l’intérieur du système religieux musulman lui-même. Ceci toute au moins au moins au Moyen-Orient, en Europe, en Afrique et dans la Péninsule arabique. Le monde asiatique semble avoir été moins concerné par ces dynamiques et continue à cheminer selon ses logiques qui vont de celle frottée de près à l’islamisme politique, voire radical, à la diffusion d’un islamisme de type salafiste tranquille, mais rigoureux et moderne dans ses apparences et ses méthodes.

Essayons d’esquisser un tableau de divers aspects du monde musulman en ce début 2018.

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Langage figé, polémiques sommaires, société figée

 

Felice Dassetto

30 décembre 2017

 

 

Un constat : l’enfermement dans des oppositions stériles

Deux éditorialistes du Soir, Jean-Paul Marthoz et Jean-François Kahn à peu de distance l’un de l’autre, respectivement le 15 et le 19 décembre dernier, ont publié un article sur une thématique semblable. L’un comme l’autre s’en prennent au simplisme des dichotomies dans lesquelles s’enfoncent et s’enferment pas mal de débats contemporains.

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Casseurs et au-delà.

À propos des épisodes récents de violences urbaines à Bruxelles

Felice Dassetto

30 novembre 2017

Trois épisodes
11 novembre 2017 : samedi, Bruxelles, quartier de la Bourse et quartier Lemonnier : un rassemblement de citoyens d’origine marocaine pour fêter la victoire du Maroc, lors du match contre la Côte d’Ivoire, et qui le qualifie pour le championnat du monde du football. Quelques 300 casseurs profitent de ce moment festif pour faire du grabuge, casser des vitrines, piller des magasins, brûler l’une ou l’autre voiture et se confronter avec la police débordée.

15 novembre 2017 : mercredi, Bruxelles, place de la Monnaie. Un rassemblement non autorisé, suscité via les réseaux sociaux par le « snapchateur » et « youtubeur » français, Vargasss 92, qui donne rendez-vous à ses fans, rassemble des jeunes, vite dispersés par la police. Mais au sein de ce groupe, un noyau tente de répéter le même scénario du samedi précédent.

25 novembre 2017 : samedi, Bruxelles, devant le Palais de Justice, quartier Louise : un rassemblement autorisé, suscité par l’activiste français, Kemi Seba, pour protester contre l’esclavage de migrants en Libye, est transformé par un noyau de casseurs en un mouvement du style des précédents avec casse de vitrines et pillages, ceci limité par une intervention rapide de la police.

Désarçonnements et imaginaires

Ces événements désarçonnent les citoyens et citoyennes, en particulier bruxellois, les hommes et femmes politiques, les éducateurs et éducatrices, les observateurs et observatrices, les journalistes. D’autant plus que l’efficacité des médias et des réseauxsociaux ont permis de voir ces épisodes de violence quasimenten direct. En ajoutant alors une couche supplémentaire au sentiment, en partie réel et en partie imaginaire que la ville est un lieu d’insécurité et de violence.

Qui sont ces jeunes ? Comment expliquer ce déferlement de violence ? Mais également comment adviennent ces rassemblements subits ? Quid de cette culture jeune qui semble se forger et se vivre surtout dans et à travers le web et les réseaux sociaux ?

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Regards sur l’Hallidaysme. En marge du décès de Johnny Halliday

 

Felice Dassetto

10 décembre 2017

Le décès de Johnny Halliday a suscité en France et en Belgique francophone une grande émotion collective. On avait beau penser que ce chanteur était populaire, mais on ne pensait pas à une telle effervescence. D’autres chanteurs l’ont connue. On parle en France d’Edith Piaf. On peut évoquer Elvis Presley. Ses obsèques avaient mobilisé les foules et sa tombe est objet de vénération. Et on pourrait continuer avec Michael Jackson et ajouter la princesse Diana. Et, à l’envers, on pourrait se demander pourquoi d’autres figures, chanteurs ou artistes, comme Brassens, bien qu’écoutés et estimés, n’ont pas suscité le même enthousiasme.
La participation aux obsèques a débordé les clubs de fans. Elle est devenue un phénomène de grande ampleur.

Les sciences sociales sont quelque peu en difficulté devant ces conduites collectives, qui regroupent des foules et font converger des conduites, comme celles du million de personnes qui ont regardé ou accompagne le cortège funèbre à Paris et certainement un plus grand nombre qui a suivi la manifestation, qui dépasse largement les codes d’une « cérémonie », à la télévision.

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Ouagadougou, Barcelone : la résilience du jihadisme terroriste, ses causes et les dimensions de l’action.

Felice Dassetto

21 août 2017

En cette fin du mois d’août, après Ouagadougou, c’est le tour de Barcelone et de la Catalogne d’être l’objet d’une action terroriste. La poursuite de ces attentats amène souvent les débats politiques à se concentrer sur les aspects, par ailleurs indispensables, de sécurité. Souvent ces débats se centrent sur la réalité européenne alors que l’on est en face d’un phénomène mondial. Ces actions jihadistes-terroristes posent d’autres questions de fonds. Dans ce texte je voudrais en évoquer trois: celle du devenir du jihadisme-terrorisme de matrice sunnite; celle de la porté des derniers actes terroristes et leur liens avec les centrales jihadisteterroristes; et enfin la question des actions à mener, questions majeure pour reprendre l'initiative, souvent limitée dans ses perspectives.

Le devenir du radicalisme jihadiste-terroriste après 50 ans

Une première question concerne le devenir global du mouvement radical-jihadiste et terroriste. Que Daesh, tout comme al-Qaida et leurs ramifications ou d’autres groupes, tels les Sheebab somaliens ou Boko Haram continuent l’action jihadiste terroriste est plus que probable. Car même s'ils ont eu des revers combattants, l'idée jihadiste-terroriste reste.

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