Dassetto Felice

Sociologue - Anthropologue, Professeur émérite UCL, Membre de l'Academie Royale de Belgique

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Racisme : simplifications et relations complexes

Felice Dassetto

20 septembre 2018

L’éclat de la comédienne, humoriste, animatrice et présentatrice de la météo à la RTBF, Cécile Djunga pour dire son ras-le-bol à propos des messages haineux qu’elle reçoit depuis qu’elle présente la météo, a donné lieu à beaucoup de commentaires et réactions. À ceci s’est ajouté le reportage de la VRT portant sur l’idéologie, la stratégie et les pratiques du groupe flamand Schild & Vrienden (Bouclier et amis) qui montre un groupe militant en action.

Le thème conducteur des réactions suscitées par ces évènements est celui du « racisme ». Ces commentaires critiques et justement indignés ont eu tendance à généraliser l’interprétation en termes de « racisme », à mettre toute opinion ou attitude dans le même sac sans une analyse précise des réalités sociales, ce qui simplifie les choses dans des joutes idéologiques, mais ne rend pas service à la connaissance et au débat rationnel, faisant prévaloir l’émotion et l’idéologie. Il en va de même pour l’usage d’expressions comme xénophobie, islamophobie ou homophobie ou antisémitisme.

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L'idée de "race": la maturation et la force des idées. Voir un peu clair dans les mots qu'on utilise[i]

Felice Dassetto

13 septembre 2018

Affermir sa propre identité collective par rapport aux autres est un processus courant des sociétés humaines. Cette affirmation de soi peut devenir une hostilité, voire une négation des autres. Les autres peuvent être qualifiés de « barbares », de membres d’un autre lignage, d’infidèles ou de bien d’autres manières. A partir de là, peut se construire un classement sur base des différences et, souvent, des hiérarchies. L'usage contemporain de la catégorie de "race" est né dans le contexte occidental, afin de classer les peuples du monde auxquels l'Occident s'ouvrait de manière nouvelle au XIX° siècle. Cet usage s'est juxtaposé aux classements  précédents effectués notamment sur base de la religion. Lui succèdera  ensuite un classement sur base des "nations" en tant que entité politiques.

Qu'en est-il de l'histoire de l'idée et de l'usage politique de la catégorie de "race" en Occident?

Il faudrait compléter ce texte en analysant comment d'autres peuples, cultures ou civilisations classent les autres.

Dans ces temps où on parle beaucoup de "racisme", il est peut-être utile de voir un peu clair dans les mots qu'on utilise.

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Championnat du monde du football. Les hommes devraient savoir pourquoi.

Felice Dassetto

30 juin 2018

Le football règne en ces mois de juin-juillet. Les attitudes sont partagés devant cette invasion de foot…. que les média contribuent à accroître, même si certains d’entre eux tentent de garder, en dehors du jeu, un peu de distance critique.

En positif

Un premier côté positif c’est qu’il y a parfois du beau jeu, plaisant, dynamique.

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Canicule et climat, Gênes et viaduc qui s’écroule et les changements sociaux

 

Felice Dassetto

17.08.2018

Un ami philosophe m’avait cité un jour une phrase, je crois me souvenir que c’était de Nietzche, qui restituait une réflexion sur le temps. Je dirais sur la durée, sans toutefois entrer dans les subtilités philosophiques de la question.

La citation, de mémoire, disait plus ou moins ceci : « La foudre et le tonnerre, pour être reconnus, ont besoin de temps. Les faits aussi ont besoin de temps après avoir été accomplis ». Mon ami m’avait expliqué que cette phrase faisait référence au fait que le célèbre philosophe, qui publiait ses livres à compte d’auteur, car il ne trouvait pas d’éditeur, considérait qu’il était arrivé trop tôt avec ses idées. Il ne pouvait pas être entendu. Il fallait du temps.

Je fais confiance à mon ami philosophe, car concernant cet auteur je n’en connais pas beaucoup plus que le B-A BA.

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Acte terroriste de Liège. Un acte aux dimensions multiples, symptôme d’une réalité dense de questions.

Felice Dassetto

3 juin 2018

L’attentat commis à Liège le 29 mai dernier pose la question de son interprétation, tout comme celui commis à Paris le 12 mai. Un homme en congé pénitentiaire, emprisonné par des faits de délinquance ordinaire, converti à l’islam en prison il y a quelques années, mais sans avoir donné des signes majeurs d’adhésion jihadiste, sauf la fréquentation de codétenus inculpés de faits de radicalisme, agresse deux auxiliaires de police avec un couteau, leur prend les armes de poings, les tue, prend en otage une femme dans une école, tire vers la police à découvert cherchant à se faire tuer.

Au-delà de l’acte en lui-même, comme interpréter ces séquences que l’auteur inscrit fugitivement dans une séquence jihadiste en criant « Allah u akbar », cette invocation qui appelle à la grandeur di Allah et qui est devenue le sceau des actions terroristes-jihadistes ?

Ces actes ouvrent de nombreuses questions.

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