Dassetto Felice

Sociologue - Anthropologue, Professeur émérite UCL, Membre de l'Academie Royale de Belgique

Après le 22 mars et les attentats de Zaventem et du métro. Pour aller de l'avant.

Felice Dassetto

23 mars 2016

 

En général dans ce blog, l'écris avec le profil qui est le mien, celui d'un professionnel de l'analyse sociologique, qui tente, par ses outils, d'analyser les réalités de nos sociétés contemporaines.
Le texte d'aujourd'hui, tout en restant, je pense, dans la cadre d'une analyse, dit les choses de manière plus directe. Ce ne sera pas la norme pour les textes à venir.

Comme on pouvait s’y attendre, un nouveau coup a été frappé par une action jihadiste aux conséquences très graves. Le drame, la compassion pour les victimes et leurs familles, l’émotion, ne doivent pas nous empêcher de tirer les leçons et de penser la suite.

1.À l’heure actuelle on pourrait dire que l’hypothèse la plus probable pour comprendre la logique de cet attentat bruxellois est de le situer comme un des derniers coups de queue du noyau qui a perpétré les attentats du 13 novembre à Paris. On pourrait privilégier cette hypothèse plutôt que celle d’un nouveau noyau qui aurait été réveillé.

Le noyau des attentats du 13 novembre consiste en une trentaine de personnes, une petite vingtaine mobilisée pour préparer ou réaliser les attentats de Paris, les autres mobilisés par Salah Abdeslam pour se terrer dans les mois qui ont suivi l’attentat, jusqu’au 18 mars 2016. Ces personnes sont bruxelloises ; une partie d’entre elles y résidait ; les autres étaient parties, deux ou trois années auparavant, pour faire le jihad dans les rangs de Daesch ; elles étaient revenues avec des faux papiers et une fausse identité, mélangées à la vague de personnes arrivées dans le début de l’automne 2014. Parmi le noyau de l’attentat du 13 novembre, il y au moins deux rescapés connus, Naim Laachraoui et Mohammed Abrini ; du premier, on venait de publier le 19 mars la photo et un avis de recherche. Le second était connu de longue date. Les autres ont été arrêtés, ou ont été tués ou se sont fait exploser lors d’une attaque suicide. Or, il faut comprendre ce nouvel attentat dans la logique de la culture et de l’obligation morale « jihadiste-suicide », souvent ignorée par les spécialistes, tellement elle nous semble impensable, et pourtant: ces rescapés, se sentant traqués, ayant été identifiés, se devaient, éventuellement avec l’aide de l’un ou l’autre, d’accomplir un dernier acte, un dernier attentat et, probablement, suicide. On est devant une obligation aux allures mystiques, si par mystique on entend l’action humaine pensée comme conjonction étroite à l’action et à la présence divine. Pour comprendre cette logique, on peut lire un passage du testament de Abdelhamid Abaaoud, publié dans le dernier numéro de la revue électronique de Daesh, Dar el Islam. Abdelhamid Abaaoud est ce jeune belge de 23 ans, qui faisait partie d’un des commandos de l’attentat du 13 novembre qui a perpétré la tuerie aux Terrasses, qui a réussi à échapper, mais qui a été tué deux jours après, assiégé par les forces de l’ordre françaises. Abaaoud s’était rendu tristement célèbre non seulement par sa page Facebook qui a passionné tellement par son outrance certains jeunes musulmans, mais également par deux autres faits éclatants. D’abord, revenu en Belgique, il a réussi à convaincre son petit frère de 13 ans de partir en Syrie en faisant de lui le plus jeune jihadiste de Daesh. D’autre part, dans sa vantardise macabre, il s’était filmé en conduisant un pick-up qui traînait des cadavres. Or, ce jeune homme a laissé, suivant la rhétorique jihadiste de l’aspirant au martyre, un testament. Dans ce texte d’une page, après avoir invité ses parents à s’engager au combat, après avoir demandé à ses « frères » de combat de continuer l’action et de ne pas tomber dans la tentation d’avoir peur de la mort, il écrit : « si jamais je suis en prison –qu’Allah m’en préserve ainsi que vous- il faut uniquement invoquer Allah pour moi et si par rapport à la maslasah (bénéfice) il faut que je tue des mécréants faites-moi passer le message et qu’Allah me raffermisse, par sa permission je couperai la tête d’un mécréant pour me rapprocher un peu plus d’Allah ". (C'est moi qui souligne ; le « bénéfice » est celui de l’intérêt général de l’islam, en l’occurrence le triomphe du califat islamique, ce qui procurera la bénédiction d’Allah).

En somme, même en dernier ressort, l’acte de mort est recommandé, dans une mystique de la mort, de se donner la mort et de donner la mort. Jusqu’au bout. Le jusqu’au bout, ce sont les attentats de Zaventem et de Maalbeek. Et il ne fallait pas grand monde ni grands moyens pour réaliser ces attentats.

Une petite question qui pointe dans le cas de cette hypothèse, et pour comprendre ce qui se passe jusqu’au bout, est celle de savoir si Salah Abdeslam, cette figure qui semble tellement ambivalente et insaisissable, était au courant ou pas de ces attentats qui se préparaient. Si oui, alors sa collaboration avec la justice était-elle une ruse, juste pour détourner le regard et l'attention? On ne peut pas  donner de réponse à l'heure actuelle, tout au moins pour ce qu'on en sait en dehors du monde policier et judiciaire.

2.D’autres épisodes terroristes risqueront de se produire. Le risque lié aux actions de terreur inspirées par le jihadisme, resteront comme une certaine situation "normale" pour quelque temps. Il faudra en payer le prix sur le plan sécuritaire.

Nos sociétés ont des difficultés à maintenir une veille sécuritaire à la hauteur du défi terroriste de l'ampleur que nous connaissons. Il faudra des années pour éradiquer le jihadisme. La culture et la pratique jihadistes se sont implantées dans des espaces du monde musulman et en Europe, par un long labeur qui a duré quatre ou cinq décennies. Nos sociétés, et en particulier nos sociétés qui ont éliminé la violence physique comme moyen d’action politique, ont des difficultés à se dire qu’elles sont des sociétés d’insécurité. Elles ont des difficultés pour des raisons de culture. On n’aime pas trop que nos villes soient quadrillées par les forces de police, ni faire des files pour des raisons de contrôle de sécurité. Nos sociétés ont également des difficultés pour des raisons budgétaires ; il faudra accepter que dans la phase actuelle les coûts de la sécurité pèseront sur les budgets des Etats. Je ne sais pas si un jour ou l’autre il ne faudra pas lever un impôt supplémentaire comme on fait en cas de guerre. Il ne faudrait pas, par exemple, que l’entrée dans les halls des aéroports ne soit pas filtrée de manière générale et ne soit pas limitée aux passagers avec billet et document d’identité et que le contrôle au scanner des bagages dès l’entrée ne soit pas mis en œuvre pour des raisons de coûts.

3. Tous les efforts devront être mis sur le plan de la prévention, de la déradicalisation, dans le monde éducatif, de la jeunesse. Bien qu’une réponse immédiate soit indispensable, il importe de ne pas se limiter aux réponses tac au tac à la radicalisation. La prévention devra être davantage qu’elle ne l’est maintenant guidée par une vision cohérente et fondée : l’impression actuelle, est que chacun ouvre sa petite boutique en matière de prévention.Je ne connais pas bien ce qui se passe du côté flamand, mais tant au Fédéral que la la Fédération Wallonie-Bruxelles, en région bruxelloise, en Wallonie, l me semble qu'on avance dans le désordre et sans vision cohérente. Au-delà de l’urgence, il faut un plan stratégique cohérent de collaboration entre toutes les instances. Entre autres, pour ne pas gaspiller l’argent limité disponible.

Il faudra fonder l’action sur une analyse approfondie des processus de radicalisation et de sa complexité et ne pas en rester à des slogans ou à la formulation de recettes et à des recettes-gadgets de contre-discours ou de contre-narrations qui ne vont pas loin.

Il faudra une stratégie à de multiples niveaux et coordonnée.

Il faudra une action conduite dans la durée et dans la perséverance, sans s'attendre à des résultats immédiats, mais en sachant continuer malgré tout en vue de résultats à venir. Car il faudra des années pour sortir de la culture jihadiste et des multiples soubassements qui ont alimenté cette culture.

Mais au-delà de la prévention, donc de réponse au radicalisme, il faudra que nos sociétés proposent à la jeunesse, à toutes les jeunesses des projets idéaux, et d’idéaux qui se concrétisent. Depuis les années 1980, les sociétés ont sacralisé la course au succès individuel, ont sacralisé le caractère intouchable des appropriations inégales de revenus. Les nantis et les très grands nantis se sont forgés des murs de sécurités financières et sécurité tout cour. Le jihadisme a également, en partie, sa racine dans la réaction de gens hors course, affolées par cette course folle à l’individualisme d’appropriation. En partie seulement, certes, mais on ne peut pas nier une partie du lien qui existe entre ces modes de fonctionnement collectif et des formes de radicalisation.

Mais au-delà de çà, quelle force nos sociétés ont-elles, partagées comme elles le sont par des clivages nationaux et d’intérêts, pour produire des idéaux collectifs ? Ont-elles encore l’esprit disponible pour cela alors qu’elles sont enfoncées dans l’obsession de la course aux intérêts particuliers et de l’appropriation individuelle et aux logiques inéluctables du marché dans la soumission aux grandes multinationales et à leurs intérêts financiers dont la violence –aux gants blancs, certes, mais aussi aux gants rougis- est toujours davantage impressionnante. Comment penser un collectif, non pas à la manière des néfastes nationalismes du passé, mais dans une vision renouvelée ?

4.Mais la lutte au radicalisme s’avérera bien difficile sans une implication plus grande des concitoyens musulmans, de leurs associations cultuelles, de leurs leaders religieux, spirituels et intellectuels.

Fort heureusement et plus rapidement que par le passé, des instances et des associations ont réagi en condamnant vigoureusement ces actes. Mais ce qui me frappe dans ces communiqués c’est qu’on condamne ces actes, qu’on appelle à éviter les amalgames mais on ne mentionne pas et on ne condamne pas et on ne qualifié pas les auteurs de ces actes. C’est la difficulté que l’on a déjà rencontrée dans le passé de nommer le caractère criminel de ces personnes et de leur responsabilité personnelle en tant qu’individus. Et en tant qu’individus qui agissent au nom de l’islam. Il ne faudrait pas non plus que cette incapacité à nommer ne devienne ce qu'on appelle omertà dans le monde gangrené par la mafia. Omertà familiale, omertà des copains, omertà des obligés, omertà des « frères ». Personne n’a vu, personne ne savait. Il ne faudrait pas que la gangrène islamo-jihadiste se reproduise ici en produisant de l’omertà systématique.

Mais au-delà, c’est la difficulté de cerner et de nommer clairement les racines intellectuelles et morales de ces conduites jihadistes criminelles, qui se trouvent dans des discours radicaux ordinaires, mais plus largement  dans des discours religieux ordinaires qui alimentent le terreau plus ou moins éloigné de ce radicalisme. Ou que par leur ronronnement, ils évitent de s’interroger sur les maux fondamentaux dont souffre la pensée musulmane qui s'avère incapable, dans la plupart des formulations actuelles, de se confronter à la société et aux temps dans lesquels nous vivons. Elle ne le fait que par l’opposition ou par la fuite dans un passé fondateur qu’on veut faire ré-exister tel quel. À quel prix !

Et à quel prix des agences de diffusion de ces idées propagent leurs idées, dont celles d’origine saoudienne, celles qui continuent à penser à faire advenir un État islamique, dans une version dure ou dans une version soft, comme, entre autres, dans le cas de l’État turc. Ou des noyaux de diffusion d’une pensée sans avenir qui ne fait que rétrécir le regard et le vécu des musulmans. À quels prix des intellectuels de qualité, hommes et femmes perdent leur temps dans des actions et des luttes vaines contre d’ennemis plus ou moins imaginaires, pour affirmer des formes d'expressions identitaires dont on leur a dit qu'elles étaient des obligations religieuses absolues. Qu’ils et elles mettent leurs énergies au service d’un « empowering muslim » mieux ciblé dans ses objectifs et au service de leur spiritualité et pas d’un projet vaguement politique de défense identitaire.

Les jeunes Abaaoud, Adfi et les autres, qui se sont fait tuer et qui ont tué, sont non seulement le résultat de recruteurs ou doctrinaires, mais sont aussi le résultat de décennies d’un enseignement plat et immobile incapable de repenser dans ses fondements un discours de la foi. Il ne faudrait pas que les troisièmes ou quatrièmes générations de jeunes croyants musulmans se retrouvent dans les mêmes impasses et dérives de pensée que les générations précédentes.

Je ne sais pas combien de temps il faudra pour que des musulmans organisés se lèvent, nomment haut et fort ces dérives, cet immobilisme, le disent de front à des intellectuels ou prédicateurs qui s'instaurent dans des mosquées ou dans des conférences ou dans Youtube, s’interrogent sur l’inadéquation d’une pensée musulmane même ordinaire, dans une société plurielle donc nécessairement dans un Etat dissocié de totue influence convictionnelle et mettent surtout toutes leurs énergies dans la refondation totale de la pensée et de la foi musulmane pour les temps dans lesquels nous vivons.

5. Ceci dit, je vois avec une profonde irritation les propos de mon collègue Gilles Kepel, et encore avec une plus profonde irritation la divulgation de ses propos dans la presse belge en les prenant comme argent comptant.

J’ai de l’estime pour le travail de Gilles Kepel que je connnais depuis les années 1980; j'ai de l'estime pour sa connaissance, surtout quand il procède d’un effort documentaire important comme il l'a fait dans de noimbreux ouvrages.

Mais voilà, entre autres, ce que je lis  dans une interview dans La dépêche, après l’arrestation de Salah Abdeslam :

L'homme le plus recherché d'Europe a finalement été arrêté chez lui. Pourtant de nombreuses personnes devaient savoir qu'il se trouvait là.

Je ne suis pas vraiment surpris. Molenbeek est devenu une véritable enclave où toute une population peut protéger quelqu'un, s'opposer à son arrestation en lui portant assistance. Face à cela, le travail de la police est très compliqué. C'est une grande nouveauté en Europe, même si nous savons qu'il existe ailleurs, comme en Midi-Pyrénées, des réseaux d'assistance. En 1990, quelqu'un comme Khaled Kelkal, le terroriste français, était tombé très vite car il n'avait trouvé que très peu de soutiens.

Molenbeek est donc un territoire où les jihadistes sont particulièrement bien organisés en réseau.

C'est devenu la première communauté islamiste d'Europe. Molenbeek a détrôné Trappes et Lunel en la matière. Il faut savoir que ce quartier est aussi devenu la capitale du trafic de shit. Les jihadistes se nourrissent de l'argent de ce trafic et achètent des armes avec. (C'est moi qui souligne)

La RTBF a transmis également une itnerviex allant dans le même sens.


Gilles Kepel a passé au mois de février deux journées à Bruxelles pour présenter son dernier livre. Il est vrai qu’il a été baladé par des autorités molenbecquoises pendant une demi journée autour de la place communale –la chose qu’il a vu de Molenbeek-, honorées probablement qu’un expert parisien et médiatique vienne à Molenbeek.

Mais j’ai envie de dire à mon collègue d’arrêter ses généralisations et son regard faussés par une balade éclair, qui n’a rien vu de la ville et de son fonctionnement sauf des impressions de touriste, avisé certes, mais touriste quand même. Qu’il était tout fier que le hasard a fait que lors de sa visite il y a eu une descente de police regardée de travers par des jeunes, qui lui fait conclure que « toute la population » s’oppose aux arrestations. « Gilles, s’il te plaît, arrête tes généralisations hâtives, objectivantes et souvent teintée du sarcasme et de l’ironie qui sont les tiens ; si tu veux parler de l’islam à Molenbeek, vient et on en parle. Mais parlons aussi de tout ce qui se passe à Molenbeek et pas seulement de l’islamisme. Je t’expliquerai aussi et je te montrerai avec d’autres que Molenbeek n’est pas une enclave, encore faut-il définir ce qu’on entend par là. Et je te montrerai qu’isoler comme on fait Molenbeek (un faubourg de Bruxelles, comme j’ai lu dans des plumes françaises ou italiennes, alors qu’il n’a rien d’un faubourg) du reste du tissu urbain est une erreur. Ce n'est pas une enclve comme tu le dit. Arrête de pointer toute une population d’un territoire. Cela est faux et ne fait pas honneur à une démarche scientifique comme la tienne».

Personnellement j’essaie toujours de remplir ma tâche de sociologue dans un langage et dans une démarche qui ne cache rien des réalités (je l’ai fait, je pense, avec toutes ses limites , dans mon ouvrage qui date déjà sur Bruxelles, intitulé L’Iris et le croissant), mais toujours en évitant des généralisations mal fondées et surtout dans le respect des personnes, même anonymes.

Et j’ai envie de dire aux médias belges : arrêtez de vous faire obnubiler par les paroles sacrées des Parisiens.
Le Soir parvient même à mettre en exergue dans sa version électronique des propos sur Molenbeek tenus par Alain Finkielkraut dans une émission TV, sans aucune mise à distance critique. Finkielkraut a dit ! S’il vous plaît, arrêtez cela. Malgré tout le respect pour cet intellectuel honnête et torturé, ce que Finkielkraut a dit à propos de Molenbeek est insignifiant, ce n’est pas une information.

C’est vrai, depuis le 13 novembre, des médias, des hommes politiques français ont trouvé dans Molenbeek, ce lieu aux accents exotiques pour une oreille française, le bouc émissaire idéal, ce lieu qui leur permet de dire que chez eux ce n’est pas aussi grave, qui leur permet de ne pas se regarder de manière torturée sur le devenir inquiétant de leur « modèle » français.

Cette vision française rebondit sur la presse internationale. Ces derniers jours ayant été contacté par de nombreux journaux étrangers, j'ai pris la mesure du jugement négatif, du regard en partie faussé, parfois du délire de certains journalistes étrangers sur la Belgique... et évidemment sur Molenbeek. Il faudra beaucoup de travail pour corriger le tir, sans évidemment vouloir cacher ou occulter les réalités et les responsabilités.

Mais que les médias et les autorités, voir les cercles intellectuels belges, s’inclinent ainsi devant ce regard rapide, désarçonné ou instrumental, c’est vraiment malheureux.

Et je dis ceci malgré ce que j’ai écrit dans les lignes précédentes, mais qui sont guidées non pas par un discours généralisant et aux teintes méprisantes (voir Kepel et une bonne dose de presse internationale) ou par un discours catastrophique (voir Finkielkraut). Mon propos est celui d’une analyse critique mais en vue de l'action; qui se veut fondée dans les faits et surtout portant un regard positif sur l’avenir, qui vise à se retrousser les manches pour aller de l’avant et dans la confiance dans les nombreuses personnes de bonne volonté.

Mais, bien entendu, à chacun son regard.