Dassetto Felice

Sociologue - Anthropologue, Professeur émérite UCL, Membre de l'Academie Royale de Belgique

Dépasser les controverses du halâl et sortir par le haut

Felice Dassetto

20 août 2015

Introduction

On sait combien la nourriture ne répond pas seulement à un besoin naturel et n’est pas seulement un fait matériel et économique. Evidemment ces deux dimensions sont fondamentales et les populations du monde qui souffrent de la soif et de la faim le savent bien, tout comme tous ceux qui œuvrent dans le secteur de l’alimentation. Mais la nourriture est aussi un fait historiquement ancré dans les cultures et les civilisations.

La nourriture fonde des habitudes et des goûts alimentaires auxquels on est socialisé depuis la prime enfance. Les habitudes alimentaires forgent des goûts qui font que l’on apprécie plus ou moins, ou pas du tout, tel ou tel aliment. Ces habitudes sont associées à des traditions culturelles, à la manière avec laquelle chaque culture et sous-culture ont rendu et considérée comme plaisante telle ou telle nourriture et telle ou telle manière de transformer les aliments. Les habitudes changent : les rapports à la nourriture se modifient, de nouveaux produits sont intégrés ; les circulations des personnes et des marchandises amènent de nouvelles habitudes (que l’on pense à l’introduction du café, du thé, du cacao dans de nombreuses parties du monde). Les multinationales de l’agro-alimentaire introduisent de nouveaux produits et de nouveaux goûts. Parfois, en réaction aux mondialisations, on assiste à des réidentifications et à l’affirmation de goûts et de pratiques alimentaires liées aux réalités locales, tout comme on assiste à des transferts culturels en matière de nourriture.

Mais le rapport à la nourriture est fait aussi d’exclusions, associées à du dégoût et pouvant devenir de véritables phobies ou des tabous. Ces exclusions peuvent aussi changer. Ainsi, il en va des exclusions, en Europe ou dans le monde arabe, associées au fait de manger des insectes.

Les exclusions peuvent devenir des « interdits », qui connotent tel ou tel aliment ou telle ou telle manière de se procurer un aliment. Ces interdits aboutissent à ce que cet aliment déclaré interdit devient non-praticable et la transgression de l’interdit acquiert une telle force qu’elle peut engendrer peur et culpabilité. Celles-ci viennent d’une norme morale, religieuse ou philosophique et inscrivent telle ou telle pratique alimentaire dans l’ordre du réprouvable, du péché, de l’impur souvent, mais pas uniquement, à la suite de l’inscription de l’interdit dans un système de pensée religieux ou philosophique. C’est le cas de la nourriture halâl, dans le contexte musulman, ou casher, dans le contexte juif. C’est autour de certains de ces interdits que les polémiques ont surgit.

Interdits et polémiques

Ces interdits et ces polémiques concernent deux aspects. L’un est relatif à la technique d’abattage « halâl », identique à celle « casher » du judaïsme. Cette technique, qui consiste à égorger l’animal vivant, n’est plus considérée comme acceptable dans le contexte européen et par la législation européenne en général mais elle est acceptée exceptionnellement pour des raisons rituelles et dans un cadre légale et institutionnel bien définit. La polémique actuelle de la part des musulmans provient du fait que l’organisation d’abattoirs provisoires dans les communes, comme cela fut fait dans le passé, n’est plus acceptée sur le plan légal et les communes ne semblent pas vouloir prendre le risque de les organiser en contrevenant éventuellement ainsi à ces dispositions. Mais en amont de ces aspects légaux, cette pratique heurte un bon nombre de sensibilités contemporaines, surtout citadines et dominées par une culture urbaine qui a un rapport éloigné avec l’animalité instrumentale et qui est très proche avec l’animalité ludique et de compagnie. L’autre aspect concerne la cohabitation dans des espaces communs de repas, comme des écoles, des hôpitaux, des clubs de jeunes, des entreprises, des centres de vacances de personnes qui ont des traditions alimentaires fondées sur des interdits et de personnes qui n’ont pas les mêmes interdits ou qui n’ont pas d’interdits alimentaires. En Europe, cela concerne les populations d’origine juive ou d’origine musulmane (qui respectent les interdits forgés au sein de leurs religions respectives) ou des hindous, qui pratiquent le végétarisme. Ce dernier, aujourd’hui et à la différence d’il y a une trentaine d’années, est moins éloigné des habitudes courantes, car l’alimentation carnée n’est plus l’alimentation absolument privilégiée et considérée comme nécessaire pour la santé, comme c’était le cas il y a quelques dizaines d’années.

Les exigences concernant la nourriture halâl ou casher ont des degrés d’intensités diverses. Pour ce qui est de l’islam, il est assez clair que le salafisme contemporain et les Frères musulmans ont fortement corsé la force des interdits alimentaires et tendent à raisonner dans le sens de la séparation entre l’univers social de ce qui est licite et avec le reste de la société.

La cohabitation alimentaire pose des problèmes pratiques d’organisation, car il importe de mettre sur pied des filières différentes de nourriture qui doivent être, dans la logique des interdits, strictement séparées. Mais les polémiques révèlent que les raisons ne relèvent pas uniquement de questions pratiques. Interviennent aussi des aspects symboliques et identitaires ainsi que des processus d’organisation sociale de la distanciation.

Les polémiques surgies autour du mode d’abattage halâl (et casher) et autour de la nourriture déclarée halâl, dont la polémique autour du « sirop de Liège » déclaré halâl et qui a scandalisé certains, laissent voir combien la cohabitation entre cultures et civilisations n’est pas aisée et demande des énergies et du travail sur les sociétés pour la rendre viable. Hélas, le traitement sous le mode de la polémique ne sert pas à avancer dans la quête d’une solution de cohabitation, même si les polémiques et les conflits sont parfois utiles pour faire avancer les choses. Mais si on en reste aux polémiques, on ne fait que grossir le fossé qui sépare plutôt que tenter de trouver des passerelles ou, mieux, un chemin partagé. Je voudrais ici poser quelques questions en marge de ces polémiques.

Pour des détails relatifs aux interdits alimentaires et sur le rapport aux animaux dans les religions et dans la société contemporaine, je me permets de renvoyer à un autre texte de ce blog : Felice Dassetto, Les régulations alimentaires dans quelques cultures et civilisations… et dans la société contemporaine sécularisée.

a)Prendre au sérieux ces controverses

Les controverses alimentaires ne sont pas à prendre à la légère. Il ne suffit pas de tenter de les liquider en renvoyant les attitudes des uns et des autres à leurs phobies ou manies respectives et consistant à dire aux uns qu’ils n’ont qu’à manger comme tout le monde, ou bien à dire aux autres qu’ils sont islamophobes et que c’est pour cela qu’ils réagissent contre ce qui est halâl. Il ne suffit pas non plus de se limiter à poser la question en termes procéduraux, en disant qu’il n’y a qu’à négocier des « accommodements raisonnables ». Il ne suffit pas non plus d’argumenter en disant que la nourriture halâl est une bonne chose pour l’agro-alimentaire de la Wallonie, comme le répètent les fonctionnaires de l’Agence wallonne d’exportation (AWEX) qui contribuent depuis des années à valoriser les exportations wallonnes de l’industrie alimentaire vers les pays musulmans. C’est une bonne chose que les producteurs de biscuits, de chocolat et d’autres produits puissent vendre dans le monde musulman qui est un grand marché, mais cet argument rationnel ne suffit pas pour trouver une voie d’entente dans la cohabitation ici.

J’ouvre une brève parenthèse à ce sujet, juste pour évoquer toute la difficulté de ces questions. La forte règlementation contemporaine du halâl et de sa certification, a été relancée historiquement par les Frères musulmans et plus récemment par le salafisme, et a comme levier des pays comme la Malaisie et l’Indonésie. En s’alignant strictement, pour d’évidentes raisons commerciales, sur ces normes halâl, devenues dominantes, les industriels et les agences gouvernementales soutiennent en réalité et en pratique le développement de la vision politique de l’islam et du salafisme. Tout comme les missions commerciales en Arabie Saoudite soutiennent objectivement le wahhabo-salafisme saoudien. Les choses ne sont jamais simples. On pourrait s’en sortir en rappelant que l’argent n’a pas d’odeur… mais cela suffit-il ? Je ferme la parenthèse.

Revenons aux polémiques. Je disais que les arguments qui se limitent à accuser ou culpabiliser les uns ou les autres, ou les arguments d’intérêts ne suffisent pas. Ils ignorent la portée des traditions liées à l’alimentation et aux symboliques qui y sont associées. Et ils sous-estiment combien l’alimentation engendre des marquages identitaires qui peuvent engendrer des conflits s’ils ne sont pas régulés, ou bien ils peuvent contribuer à bâtir des cassures. Ceci dans la mesure où des interdits alimentaires réduisent les possibilités des relations à travers une « table partagée » : ne se nourrissant pas et ne pouvant pas se nourrir des mêmes choses, progressivement, on se sépare. Il importe de prendre conscience du potentiel de fracture, qui devient d’autant plus grand que les interdits sont forts, exclusif, comme le prônent certains acteurs ou groupes religieux ou idéologiques. Il importe donc que, dans les écoles ou dans d’autres communautés de vie ou entre citoyens, on soit attentifs à gérer ces potentiels de fractures et de remplacer ce manque de « table commune » par d’autres moyens. Il importe aussi d’éviter que des identités différentielles, qui sont significatives uniquement parce que différentes sous certains aspects, deviennent des identités positionnelles séparées, à savoir qu’elles engendrent des différences significatives de manière totale, sur l’ensemble de la scène sociale : le risque actuel du devenir des relations entre musulmans et non musulmans, pour un tas de raisons, dont la nourriture, est d’engendrer des identités positionnelles séparées.

Depuis quarante ans, on considère naïvement que les relations entre cultures, entre religions et entre civilisations sont juste une question de bonne volonté et que, de manière naturelle, les choses s’ajustent. La faute reviendrait juste aux radicaux de tout poil qui sèment la discorde. Les faits démontrent que cette manière de voir est plutôt simplificatrice. Certes les radicaux attisent les tensions et creusent les fossés. Mais ils peuvent le faire parce que, en amont, il y a des malaises et souvent des non-dits qui alimentent de possibles tensions. J’ai traité dans ce texte des questions liées à l’islam, sous l’angle des interdits alimentaires, mais on pourrait dire la même chose en ce qui concerne le port du foulard. Et, au-delà de l’islam, on pourrait dire la même chose concernant les non-débats relatifs aux immigrations ou bien d’autres questions. Dans certains cas, comme dans des controverses économiques ces débats sont plus outillés pour prendre en compte des points de vue opposés, même s’il existe des oppositions en termes d’intérêt. Il en va de même, en partie, pour les débats éthiques. Dans le cas de débats concernant l’islam pour diverses raisons venant de tout côté, la possibilité de prendre en compte les points de vue d’en face, est moins évidente.

b) Une attitude de "symétrie critique

Face à cela, dans la perspective de contribuer à forger des relations positives malgré les différences, et en amont des conflits dans lesquels les uns et les autres sont impliqués, il me semble important que l’on adopte une attitude que j’appellerais de « symétrie critique ». Elle devrait être la norme des analystes, des sociologues et anthropologues dont le rôle est majeur (même si méconnu) et qui tendent souvent à devenir les porte-paroles de l’un ou l’autre camp ; elle devrait être l’attitude des journalistes que l’on voit patauger, lors de ces polémiques, dans leurs articles et dans les titres de leurs journaux ; elle devrait être l’attitude également des leaders d’opinion de l’une ou l’autre partie.

Qu’est-ce que j’entends par « symétrie critique » ? Par le mot symétrie, j’entends le fait de prendre en compte de manière égale les points de vue des positions divergentes. Cela, non pas pour donner raison à tout le monde, mais au moins pour connaître les arguments des uns et des autres. Par critique, j’entends le fait d’interroger ces arguments, leurs fondements, leur source. Ceci à l’aide de diverses démarches intellectuelles, philosophiques, anthropologiques, sociologiques, historiques. En somme, de telle sorte à pouvoir mener un débat démocratique le moins irrationnel et le moins inutilement polémique possible.

Ce concept de « symétrie critique » redit et prolonge celui de « co-inclusion réciproque » que j’avais proposé il y a quelques années et qui provient d’autre part de deux créneaux des sciences humaines. L’un est le concept d’ « anthropologie symétrique », utilisé par Bruno Latour dans l’analyse des controverses scientifiques : pour monter que les sciences résultent de pratiques sociales, alors qu’elles se donnent à voir comme des démarches aseptisées, purement conceptuelles et expérimentales, Latour invite à prendre en compte les points de vue et les arguments des différentes théories scientifiques, qu’elles s’avèrent pertinentes ou pas, afin de faire ressortir le jeu des idées à l’œuvre. L’autre piste réside dans la méthode d’« anthropologie réciproque » utilisé par l’anthropologue français Alain le Pichon qui, depuis des années, mène des travaux pour montrer l’intérêt de faire analyser une société par des chercheurs d’une autre culture ; il a réussi à convaincre Umberto Eco à fonder l’institut Transcultura, destiné à promouvoir des analyses croisées. Tous ces concepts ont en commun le fait que nous prenons conscience d’une certaine relativité de nos idées et de nos « vérités » et que, dans une monde globalisé et de contacts culturels, si l’on veut forger un monde à venir, il y a avantage à commencer à faire un retour critique sur soi-même, sur les évidences historiquement forgées, je ne dirais pas pour les relativiser (je ne pense pas que le relativisme soit la bonne issue), mais pour commencer à les situer.

c) En amont du halâl: l'irruption du religieux

Derrière ces concepts, il y a l’idée de la nécessité de croiser les points de vue. Ce que je traduis opérationnellement dans l’analyse concrète et à chaud des « questions qui fâchent ».

Si les situations se crispent autour de la nourriture halâl, c’est aussi, au-delà de toute question du rapport à l’animal ou de gestion des différences, que la référence à la nourriture déclarée religieusement licite, amène une irruption du religieux dans l’espace public de l’alimentation. L’Europe a vécu d’innombrables querelles religieuses et philosophiques, depuis les guerres de religions aux guerres nationalistes et à celles idéologiques entre fascisme, communisme et démocratie. Au moins, dans la nourriture, il y avait un point d’accord et un point, depuis toujours, sécularisé. Comme on peut le lire dans un autre texte sur ce blog, le christianisme, qui a façonné la culture occidentale, qui s’est mêlé de beaucoup de questions, ne s’est pas mêlé de nourriture, contrairement au judaïsme et à l’islam. Certes, en Europe, le judaïsme était implanté de longue date : mais en partie il s’était sécularisé et dans l’Europe contemporaine, il est une minorité. Et la présence historique musulmane européenne a été une parenthèse géographiquement limitée. Ce n’est plus le cas, dans de nombreuses villes européennes au moins, pour l’islam. Les demandes en matière de nourriture de la part des musulmans, assorties d’autres demandes, montrent une irruption du religieux dans une scène qui était sécularisée. Certains ont du mal à l’accepter.

Beaucoup s’inquiètent de cette irruption du religieux dans le monde jadis sécularisé de la nourriture, et ce, d’autant plus, que la réalité et l’image d’islam, mais pas seulement l’image, depuis 40-50 ans n’est pas faite pour tranquilliser. Cette religion et surtout les visions qui ont le vent en poupe et qui sont les plus revendicatives et rigoristes, celles salafistes et celles de l’islam politique, ainsi que celles de leur enfants dévoyés que sont les djihadistes, se vivent dans une logique d’expansion mondiale. Les demandes halâl sont vécues donc, non seulement comme ouvrant la porte à une irruption du religieux dans l’espace public, mais de surcroît d’un religieux qui se présente avec des traits préoccupants.

d) Au-delà des fractures, le respect et la neutralisation du mépris

Les divergences de points de vue existent. Des inquiétudes réciproques aussi. Des polémiques éclatent. Les difficultés à gérer les différences de vision et de pratique également. Mais il serait important qu’au moins parmi les gens de bonne volonté, il y ait du respect pour les pratiques respectives, tant dans la réalité concrète que dans les discours. Il serait bon d’éviter de généraliser un discours négatif sur la nourriture halâl ou casher et sur les modes d’abattage des animaux. Même si on ne veut pas en manger pour l’une ou l’autre raison, inutile de déblatérer ou de stigmatiser ou de se dire heurté par cette pratique alimentaire. De même qu’il serait bon d’éviter les propos négatifs, méprisants et courants de musulmans à l’égard du porc. Ces propos sont enseignés partout et sont innombrables sur le web, pour démontrer que non seulement le porc fait partie d’une interdiction divine, mais que cela montre la prévoyance divine car le porc est porteur de toutes les maladies du monde et qu’il est néfaste pour la santé. Si tel était le cas, les milliards de personnes qui mangent du porc dans la planète seraient plus malades que celles qui n’en mangent pas. Et les musulmans et les juifs seraient en meilleure santé que les autres. Ce qui est faux. Il serait important d’arrêter ces rengaines : si les musulmans respectent cet interdit c’est parce qu’ils considèrent qu’il provient d’une volonté de Dieu, suivant une lecture au pied de la lettre du texte sacré. Inutile d’y chercher une rationalité hygiéniste inscrite dans la révélation divine et valable pour nos sociétés contemporaines. Les non-musulmans pourraient à la longue considérer blessant d’entendre ces discours ou de voir du mépris à l’égard de cette nourriture comme des musulmans peuvent trouver blessant voir ridiculiser leur nourriture halâl ou de voir une hostilité à cet égard. Il en va de même pour l’alcool. Les boissons alcoolisées sont une habitude alimentaire qui est considérée comme bonne par de nombreuses populations. Les excès sont à réprouver et les musulmans, comme toute personne de bon sens, a raison de condamner les excès et l’alcoolisme. Mais la démonisation de l’alcool, la « table commune » qui devient presque impossible, même simplement visuelle, de certains musulmans en présence d’alcool, le tout renforcé par des doctrines exclusivistes religieuses ne contribuent pas à maintenir une convivialité partagée. Il ne serait pas inutile que les interdits ou les préférences obsessionnelles, des uns et des autres, deviennent des simples habitudes ou disparaissent. Chacun a ses habitudes, mais quand cela se présente, ensemble, que les uns avec alcool et les autres sans alcool participent et alimentent cette convivialité. Malheureusement les doctrinaires de l’alcool à outrance et les doctrinaires de l’interdit d’alcool ne contribuent pas à construire des relations apaisées.

e) Le retour critique sur ses évidences et le cgangement

Cette confrontation entre visions et pratiques différentes de la nourriture peut aboutir à deux résultats. Ou bien renforcer chacun dans son point de vue.

Ou bien enfermer chacun dans ses évidences et dans ses polémiques.

Ou bien contribuer à une démarche critique, à un retour réflexif sur le cheminement historique qui a forgé et qui forge non seulement des habitudes alimentaires différentes, non seulement des identités locales chaleureuses, mais également à de interdits et des évidences des uns ou des autres, ceux forgés par des religions et philosophies historiques et ceux forgés par nos évidences contemporaines. Ceci juste pour contribuer à construire positivement et dans un regard nouveau, le monde nouveau qui avance à grands pas.